LE CHANT : L'EMISSION DU SON

Le Chant

L’émission du son


 

Attention ! Pour le chant, votre instrument se forge avec votre corps, uniquement avec votre corps.

Dans les autres disciplines, vous avez un instrument, c’est à dire étymologiquement '  quelque chose dont on se sert pour… ' En l’occurrence, pour faire de la musique : pour obtenir des sons.

Mais en chant, le seul instrument dont vous disposez : c’est votre corps.

ET quand, je parle de votre corps, il s’agit bien de tout votre corps.

Bien sûr, il y a des parties qui vont travailler beaucoup plus que d’autres : les muscles de la faceles abdominaux…etc.

Vous avez tous entendu parler de la colonne d’air… On en parle aussi pour les instruments à vent.

Pour bien vous l’expliquer, il nous faut des croquis (ceux-ci viendront) Mais, disons d’une manière simpliste, la colonne d’air c’est le parcours de l’air, depuis les poumons jusqu’à la bouche, aidé en cela par le travail abdominal.

Ainsi, nous avons un moyen d’expulsion qui est le souffle, c’est à dire l’air qui va circuler d’une certaine manière ou plutôt de certaines manières dans un tube qui est à l’intérieur de notre corps.

Mais cet air doit être poussé et aidé pour circuler. Il lui faut donc des bases solides : la ceinture abdominale.

Mais il y a d’autres points du corps qui vont entrer en jeu : la poitrine, la gorge, les pectoraux ( oui, bien sûr), l’estomac ( eh oui ), le palais, la langue, des différentes ouvertures de la cavité buccale, qui vont jouer d’une certaine façon sur la ' sonorité ' ( mais seulement d’une certaine façon), les muscles faciaux, le larynx ( on devrait dires les larynx ), la cavité nasale, les os de la face, dont on peut se servir comme résonateurs ( nous développerons cela plus tard), et évidemment les cordes vocales.

Celles-ci, leurs dimensions, vont déterminer la hauteur du son, la tessiture. Ces cordes vocales sont sensées ne plus beaucoup évoluer à partir de l’adolescence. Mais nous verrons qu’il peut y avoir des moyens d’agir sur cette ' géographie organique ', mais ceci est une autre histoire, et nous fait entrer dans une autre dimension de travail.

Vous voyez qu’il y a beaucoup de choses qui entrent en jeu !

Selon la position du corps, on va pouvoir obtenir des émissions sonores différentes, des projections d’air différentes.

Ce sont des exercices spécifiques qu’il faudra étudier et dont il faudra prendre conscience.

Ces positions, disons la plupart d’entre elles, ont été déjà développées par d’autres auteurs. Toutefois, une quinzaine d’années d’étude, de pratique, de discussions avec les élèves et professionnels du chant, m’ont fait ' trouver ' des positions, des techniques et exercices respiratoires bien précis et qui me sont très personnels.

Jusqu’à présent, j’ai remarqué qu’à 80%, ces nouvelles techniques que j’ai mises au point ( disons à peu près mises au point) ont eu une répercussion extrêmement bénéfiques sur les élèves , ou même sur certains chanteurs aguerris.

Il y a aussi les exercices spécifiques à chaque partie du corps et des muscles, rouges ou blancs. Il est évident que, pour les muscles blancs qui, par définition, sont indépendants de la volonté, on aura beaucoup plus de problèmes, mais nous serons aidés dans cette tâche par les périphéries musculaires qui dépendent de la volonté, c’est à dire d’ordres volontaires transmis du cerveau aux dits muscles par l’intermédiaire des neurones.

Des exercices yogiques, d’autres de préparation à l’apnée dans la plongée sous-marine ( très important ) dont certains sont connus, d’autres moins, d’autres pas du tout. C’est d’ailleurs ceux qui sont les moins connus qui me paraissent les plus importants.  Et évidemment, pour finir, la pratique, toujours la pratique.

ET par dessus tout, la prise de conscience de sa propre voix, ce qui me paraît être le plus important. Sculpter sa voix, peaufiner son ' grain ', sa sonorité, son architecture ( ambitus, tessiture), et développer à partir des particularités de ses propres capacités.

C’est le secret de la réussite…

Il y a aussi, et cela intéresse beaucoup d’entre vous parce que c’est impressionnant, moyen d’élargir votre ' ambitus ', c’est à dire de gagner des notes dans l’aigu et dans le grave. Mais ceci, vous ne pouvez le faire qu’avec moi en cours.
J’ai à ce sujet, une technique très personnelle dont vous me direz des nouvelles. Mais je tiens à dire que je ne suis pas le seul évidemment , à pouvoir vous faire gagner du grave ou de l’aigu. Seule la personnalité du prof diffère. Mais la personnalité du prof c’est 93% de votre réussite ou de votre échec…

Je dois vous dire, pour terminer cette introduction, que mon record en apnée sous marine est de 25 mètres ( j’ai dis mon record, je n’ai pas dis que je le fais tous les jours !), que je cours entre 5 et 15 kms tous les jours, que je fais du vélo, que je pratique les flûtes traversières, à bec, de pan, et les flûtes amérindiennes à encoches, le saxophone ténor, alto et soprano.

Cela aide pour le souffle, je vous l’accorde…
Je ne saurais que trop vous recommander un sport de résistance, qui augmente les capacités respiratoires.

( Mon instrument principal reste le piano que je pratique depuis l’âge de 5 ans )

 

 

Le Chant:

La prise de conscience du souffle

La prise de conscience du son


 

La prise de conscience du souffle => la prise de conscience du son.

1°) Inspirez et expirez profondément.
Ainsi et au fur et à mesure de cet exercice, vous allez prendre conscience des mouvements de votre corps et de ses muscles dans ses deux mouvements primordiaux que sont : l’inspiration et l’expiration.

Car la respiration se compose de ces deux mouvements.

On ne peut pas considérer l’un sans l’autre.
Cela paraît une Lapalissade. Mais trop de gens l’oublient.

  • Inspirez longtemps et à fond. Je dis bien à fond. Emplissez vos poumons d’air, du maximum d’air disponible.
  • Expirez maintenant lentement et à fond. Purgez-vous. Chassez cet air qui s’est transformé chimiquement. Non ! Vous en avez encore ! Vous voulez prendre une bouffée d’air, c’est un réflexe de notre corps normal. Continuez à expirez… continuez… là, c’est bon. Retardez le réflexe d’inspiration au maximum (sans vous étouffer tout de même !)
  • A nouveau, inspiration dans la continuité et la douceur. Ouvrez votre cage thoracique. Non ! Plus que cela ! Inspirez tout le nouvel air disponible.
  • Expirez de nouveau. Chassez, vidangez… Vous en avez encore. Le diaphragme doit s’abaisser .

    Répéter les premières fois cette opération 10 fois de suite.
    Si la tête ne vous tourne pas, essayez 20 fois, puis 30 fois.
    Ainsi de suite, rajouter 5 à 10 inspirations-expirations.
    Vous devriez être capables, pour la plupart d’entre vous, d’arriver à 100 inspirations-expirations en quelques jours ( 2.3 ou 4 ).

A chaque fois, prenez et expulsez le maximum d’air. Vous avez intérêt à faire cet exercice les volets ouverts, sir le balcon ou dans un parc ( pourquoi pas), mais en tout cas dans un endroit où personne ne fume !

Vous êtes-vous rendu compte des mouvements de votre corps et de votre cage thoracique dans cet exercice ?

Etes-vous sûr ? Recommencez pour voir.

Voilà, lorsque vous inspirez, les côtes s’élargissent, le diaphragme remonte.
Lorsque vous expirez, le diaphragme s’abaisse, entraînant les côtes qui reprennent leur position initiale.

Mais cette position ' initiale ' ne dure que la fin de l’expiration, c’est à dire pas grand chose.


IL est très important que vous preniez conscience de cela !

Dans cet exercice, nous nous sommes rendus compte (entre autre) de la mobilité de la cage thoracique et du

diaphragme.

Nous avons ' senti 'que la ceinture abdominale avait son rôle à jouer aussi ( et quel rôle : on devrait dire des rôles , mais nous verrons cela plus loin).

Lorsque le diaphragme s’abaisse, on s’aperçoit que la ceinture abdominale s’abaisse, comme si elle se repliait sur elle-même.

Mais le plexus et les côtes sont des os. Ils n’ont pas une mobilité volontaire qui puisse l’appliquer à n’importe quel moment.

Avez-vous vu un os bouger tout seul ?

C’est le ' tapis ' musculaire qui va faire que les os ' bougent ' ( et là, on a de la chance, les côtes sont des os relativement souples, bien plus que l’os fémur par exemple).

Il faut donc prendre conscience du rôle et des mouvements de ce que j’appelle le ' tapis musculaire '. Et, en fait, quoiqu’on en dise, la ceinture abdominale va jouer un rôle prépondérant dans les deux phases de la respiration ( ce n’est pas la seule mais c’est elle que nous retiendrons ici).

Pour le moment, nous avons donc travaillé la respiration dite thoracique.

2°) Les 4 mouvements de la respiration
Ce qu’on appelle la ' respiration ' peut se décomposer en 4 mouvements en fait, que nous appellerons ici des segments :

 

       1                 2              3              4

/-----------/----------/----------/----------/

inspiration          arrivée          expiration        arrivée

                                  en haut                                         en bas

  • Voyons les segments (2) et (4)
  • Voyons le segment (2)

La majorité d’entre vous a tendance à l’oublier. Et pourtant, quelle importante ils ont, ces (2) et (4), là où l’on a l’habitude de dire que ' la respiration est bloquée '.

Et bien justement, travaillons ce blocage de la respiration.

                                      (2)

Segment 2 : / --------------------------------/--

     â

Ici, nous sommes arrivés

En haut de l’inspiration

Restez-là et gardez vos côtes gonflées ( surtout les poumons). Vous pouvez retenir. Non, vous n’allez pas éclater ( en principe ! – je plaisante !)

Voyez, essayez de rester comme cela pendant 3 à 4 secondes, pas plus, c’est déjà énorme au début.

Prenez conscience de votre corps à ce moment précis , cela aura une énorme importance bientôt.

Si vous croyez que la durée de 3 ou 4 secondes vous paraît facile, augmentez le temps d’apnée du segment (2), 3, 4, 5, 6, 7 secondes ou plus.
Attention, vous ne devez ressentir aucune douleur ni aucun malaise. Sinon, arrêtez tout de suite ! Pendant cet exercice d’apnée, votre corps doit rester le plus détendu et le plu souple possible, les bras le long du corps, en évitant au maximum toute contraction, tout action des autres muscles de votre corps.

Ceci est hyper-important !

D’ailleurs, pour réaliser cet exercice, le mieux est de se mettre contre un mur, avec les 3 points de contact suivants : la nuque, les fesses, les talons ( les talons ne doivent pas trop toucher le mur, car cela pourrait entraîner une courbure du corps et des reins… pas bon !).

Donc, attention à vos points de contact, car nous ne sommes pas tous constitués de la même manière.

  • Voyons le segment (4)

                                     (4)

Segment 4 : / -----------------------/

               â

                                      Ici, nous sommes arrivés

                                        Au bout de l’expiration

Idem, sauf que nous sommes en bout de respiration, et le fait de bloquer en apnée sur le segment (4) sera plus délicat et plus difficile. Alors, volonté, prudence et courage.

Vous voyez que vous pouvez y arriver. Cela ne doit pas se pratiquer une fois , mais très souvent.

Pour ceux qui le peuvent, quotidiennement ! C’est très important ! ennuyeux mais très important.
Imaginez les sportifs qui vont entraîner leurs muscles en salle de musculation, ou qui se tapent 10 kms à la course par jour.

Tiens, la transition est toute trouvée. On pourrait croire que je l’ai fait exprès ( je suis malin, non ?)

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site