LE JAZZ CLASSIQUE

 Stan Kenton Orchestra

 

Le Jazz Classique

 

ERE SWING ET MIDDLE JAZZ 

 

 

Introduction

 

Après les pionniers que furent Jelly Roll Morton, Fletcher Henderson, Bix Beiderbecke, Sidney Bechet, la fin des années vingt voit une nouvelle génération de musiciens.

 Sidney Bechet

 

Elle donne naissance au « middle jazz » terme assez large englobant les styles qui succédèrent à ceux de la Nouvelle-Orléans et de Chicago.

Si cette définition s’applique idéalement à des créateurs féconds et généreux comme Louis Armstrong, Duke Ellington et Count Basie, ou encore à une voix comme celle d’Ella Fitzgerald, elle apparaît quelque peu restrictive à l’écoute de cette bouleversante tragédienne que fut Billie Holiday ou lorsque l’on redécouvre Lester Young, cet artiste mélancolique et secret sans qui le jazz aurait sans doute été privé de l’une de ses dimensions essentielles. 

 

Louis Armstrong

 

 

Lester Young

 

Cette ère classique vit triompher les grands instrumentistes qui, jusqu’alors voyaient leur rôle subordonné aux besoins de l’orchestre.

Outre Louis Armstrong et Lester Young, elle fut profondément marquée par la personnalité de Coleman Hawkins, dont l’œuvre influencera plusieurs générations de saxophonistes, et par celle d’Art Tatum. Et comment, également, ne pas citer Lionel Hampton, Gene Krupa ou le merveilleux Django Reinhardt, qui a prouvé que le jazz, en dépit de ses puissantes racines afro-américaines pouvait s’universaliser ou qu’un guitariste français pouvait rivaliser avec les meilleurs solistes américains.

Ce qui caractérise le jazz classique, c’est un prodigieux raffinement des arrangements et des orchestrations. Avec Duke Ellington et Count Basie, bien sûr, mais aussi avec cet orfèvre du swing qu’était Benny Goodman. Les morceaux enregistrés en 1936 avec Teddy Wilson, Lionel Hampton et Gene Krupa sont à cet égard des chefs- d’œuvre.

 

 Lionel Hampton

 

Les principaux noms qu’il faut retenir et écouter…

 

Louis Armstrong

Earl Hines ( piano )

Henry Red Allen ( trompette )

Duke Ellington ( à qui on a consacré un chapitre)

Billie Holiday ( chanteuse )

Bennie Carter ( saxophoniste alto)

Bennie Goodman ( clarinettiste )

Coleman Hawkins ( grand saxophoniste ténor )

Ella Fitzgerald ( chanteuse )

Art Tatum

Lionel Hampton

Count Basie

Lester Young, Chu Berry, Ben Webster, Herschel Evans et Don Byas ( les saxophistes ténors)

Django Reinhardt ( guitare )

Stéphane Grappelli ( violon)

Nat King Cole ( chanteur )

Teddy Wilson ( piano )

Roy Eldridge ( trompette )

Gene Krupa ( batteur et chef d’orchestre ) qui a connu Roy Eldridge, tandis que celui-ci se produisait au « Three Deuces » à Chicago, et a été le premier musicien de race blanche à recourir aux services du trompettiste aux début des années 40.

Jack Teagarden ( trombone )

Un des champions de l’ère Swing, l’inoubliable interprète de «  In the mood » Glenn Miller

Red Mac Kenzy, Ben Pollack, Red Nichols, Frank Trumbauer, Tommy et Jimmy Dorsey

Artie Shaw, personnage extraordinaire, d’une très riche culture, et qui deviendra plus tard écrivain.

Erroll Garner ( à cheval entre l’ère swing et la révolution à laquelle il participa )

Jimmy Lunceford

Le fantastique orchestre de Chick Webb

Marion Mac Partland

Marie Lou Williams ( à cheval entre le middle et le bop puisqu’elle travailla beaucoup avec Dizzy Gillespie,  et fut même à un moment la pianiste de son big band )

 

 

Big Band d'Artie Shaw ( 1943)

 

  

Big Band de Tommy Dorsey

 

Nous avons volontairement ici mélangé « l’ère swing » et le « middle jazz »

 

Ceux-ci ne représentent que le vingtième des noms à écouter…

 

Nous y reviendrons plus tard…

 

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