EPILOGUE

 

EPILOGUE

 

Alors voilà, tant bien que mal, j’ai essayé de vous développer cette histoire, et plutôt mal que bien sans doute, car je ne dois pas être bon écrivain…
J’ai lancé ce site comme une bouteille à la mer.
Dieu seul sait qui la trouvera dans l’océan du cosmos… J’ai mon propre chemin à parcourir, de mon côté, et le chemin est toujours parsemé d’embûches, et quelles embûches !

 

J’ai tenté de vous parler de ces gens, de cette musique, de ce qu’elle représente  en « tant que patrimoine » pour la Terre, et certainement même pour l’univers… Mais la bouteille est loin d’être arrivée à destination. D’ailleurs, qui ma ramassera ?

Mais au moins, on ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé… Je ne suis pas le premier, et je ne serai pas le dernier, sans aucun doute…

A quoi cela sert-il ? Je n’en sais rien.
Mais il fallait que je le fasse, parce ce que je suis sûr d’une chose : tant que la musique de gens comme Charlie « Bird »Parker, Art Tatum, Bud Powell, Duke Ellington, John Coltrane et d’autres ne sera pas comprise et aimée, il ne se passera rien sur Terre de bénéfique.

 

Mais peut être que la Terre n’est pas un bon endroit…


Lorsque Coleman Hawkins a soufflé ses premières notes sur ce sax ténor ( inventé pour les marches militaires par Adolphe Sax), il lui a donné un nouveau nom à ce saxophone, pas celui « d’instrument du jazz », de « zboub », de « talkie walkie » ou de tout ce que vous voudrez, non. Il lui a donné le nom de Véritable Instrument de Musique avec un grand « M » tout simplement, un grand « M » comme dans amour, entre autres choses…

 

Il a été suivi par Lester Young, à cinq ans d’intervalle, ce qui ne semble pas beaucoup mais qui , à cette époque, dans ce monstrueux « creuset » de création, pourrait signifier beaucoup plus.

Ces deux-là, Coleman et Lester, ont fait parler leur instrument de musique et on engendré certainement un génie somme « Bird », bien sûr, mais une « armée » de sax ténors monstrueusement talentueux. Et pas seulement de ténors. Les premiers pionniers « stride » et autres, dont nous avons longtemps parlé, ont donné « naissance » , aidés qu’ils ont été par tous les pianistes classiques et européens des siècles passés dont nous avons si longuement parlé, à des maîtres comme Art Tatum, Bud Powell, Bill Evans, Mc Coy Tyner… Vous savez ce que Bill pensait de Bud :

«  De tous ceux que j’aimais, de Bird à Stan Getz, en passant par Miles et beaucoup d’autres dont on ignore que je les ai écoutés, c’est Bud qui m’a le plus influencé ; A 15 ans, j’ai d’abord écouté les disques de Dexter avec Bud, ensuite j’ai écouté Bird, Dizzy, les grands orchestres et tous m’ont influencé ; mais Bud  sans doute plus que n’importe qui d’autre. Je le trouvais très expressif, il dégageait tellement d’émotion !... Mais il y a différentes sortes d’émotions : il y en a de faciles, de superficielles et puis, il y en a d’autres qui ne vous font pas rire, qui ne vous font pas pleurer, qui ne vous font éprouver rien d’autre qu’un sentiment d’absolu. C’est ce que j’ai ressenti avec Bud. On a peut-être quelquefois ce sentiment avec Beethoven… Ce n’est pas que ce soit beau, dans le sens de joli ou de brillant, c’est très différent : c’est quelque chose de vraiment profond. Parmi tous ces géants, Bird, Bud, Dizzy et Mils dont on parle toujours, je pense que Bud est très sous-estimé. Bud est considéré je ne sais comme quoi, je ne sais comment… Mais moi, je n’ai jamais pensé comme cela. »

 

Bill Evans  disait aussi : « Si je devais choisir un seul musicien pour son intégrité artistique, pour l’originalité incomparable de sa création, mais aussi pour la grandeur de son œuvre, ce serait Bud Powell. Personne ne lui arrive à la cheville. »

 

Et bien sûr, ils n’étaient pas les seuls. Alors quoi ? Oui, le cri de Charlie Mingus, un cri pachydermique au travers de son histoire mouvementée, comme celle de beaucoup d’autres d’ailleurs…
Mes dialogues avec eux ? Peut-être les ai-je inventés, peut-être ont-ils vraiment eu lieu. Je pencherais d’ailleurs pour la deuxième solution.

 

Et moi, qui suis-je ? Un petit blanc de nationalité française qui les a eu pour parents dans son enfance… Mais pas que cela. Je suis « moi » ! Lapalissade, pensez-vous ? Que nenni ! Je ne me compare à personne, je me contente d’être moi, et c’est assez « compliqué » comme cela, croyez-moi. Je suis pianiste, auteur-compositeur, auteur tout court et vous conviendrez, après la lecture , que j’ai pas mal d’imagination.

J’ai ma route à faire. Ils n’ont pas besoin de moi, car ils sont assez grands, ces musiciens, vous en conviendrez.

 

J’ai parlé, j’ai écrit, mais au bout de 3 mois, il ne s’est pas passé grand-chose.
Pourtant, il fallait bien que quelqu’un fasse cela dans le monde, ou tout au moins en France ( Je pense qu’il y a d’autres sites dans le monde),  j’entends un artiste-musicien qui puisse consacrer une partie de son temps à la musique et aux musiciens qui l’ont tant inspiré.
Je leur devais bien cela, non ? Mais il n’y a pas que les musiciens, vous l’avez compris !

J’ai ma propre culture, mes propres envies, désirs de réalisation.
J’ai beaucoup de choses à dire et croyez-moi, si la destinée me garde en bonne santé, je ne me gênerai pas pour le dire. Je me suis tu trop longtemps… Quoique que le fait d’être resté en « retrait »- en « retraite » méditative, devrais-je dire -m’a apporté beaucoup de choses : me pencher sur ce que je faisais, sur ce que je devais faire, et sur ce que je ne devrais pas faire. Cela m’a permis aussi, d’une manière plus « terre à terre », de travailler mon instrument, et pour un musicien, quoi de plus normal.

IL y a des gens qui sont d’une beauté insoutenable, chacun à leur manière : Bird, Bud, Duke… Ce sont ces 3 noms qui me viennent à l’esprit. Tant que la planète ne comprendra ni ne « ressentira » la musique de ces gens (car il ne suffit pas de « comprendre » et vice-versa), elle sera dans une « merde monstrueuse » ( la planète).
Cela vous semble un peu restrictif ? Peut être, peut être pas…
En tout cas, je pense que cela va continuer encore longtemps… jusqu’au jugement dernier… s’il y en a un.

 

De toutes façons, la Terre n’est pas le paradis, certes, tout le monde le sait… Alors…
Alors, vous avez les salutations de « Bird », Duke, Bud, Trane, Patrice, et de bien d’autres…

Sachez que l’on vous aime, que l’on aimerait tant que vous nous aimiez, mais qu’on vous emmerde aussi !!!

( si vous ne voulez pas nous aimer, bien sûr… vous rappelez-vous le cri d’amour de la Préface ? )

 

Patrice Gelsi

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